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	<title>Biodiversité &#8211; ForzaCo</title>
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		<title>Comprendre les services écosystémiques à travers le feu de Gironde</title>
		<link>https://forzaco.fr/comprendre-les-services-ecosystemiques-a-travers-le-feu-de-gironde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Quentin Grill]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 09:28:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Développement durable]]></category>
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					<description><![CDATA[Le feu qui ravage actuellement la Gironde ne détruit pas seulement des arbres. Il révèle ce que nous perdons lorsque nous simplifions un écosystème jusqu’à le rendre plus vulnérable. Le 22 juillet 2026, un feu se déclare à Saumos, en Gironde. À l’origine, il s’agit d’un départ de feu dans le massif des Landes de...]]></description>
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<p class="kt-adv-heading750_3260e2-52 wp-block-kadence-advancedheading" data-kb-block="kb-adv-heading750_3260e2-52"><strong>Le feu qui ravage actuellement la Gironde ne détruit pas seulement des arbres. Il révèle ce que nous perdons lorsque nous simplifions un écosystème jusqu’à le rendre plus vulnérable.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 22 juillet 2026, un feu se déclare à Saumos, en Gironde. À l’origine, il s’agit d’un départ de feu dans le massif des Landes de Gascogne. Quelques jours plus tard, l’incendie a parcouru environ 42 000 hectares et provoqué l’évacuation préventive de près de 220 000 habitants et touristes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La chaleur, le vent et la sécheresse expliquent évidemment la violence du phénomène. Mais pour comprendre pourquoi le feu a pu progresser avec une telle rapidité, il faut également remonter un siècle et demi en arrière, au moment où l’on a décidé de transformer un vaste territoire de landes humides en une immense forêt de production.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Avant la forêt, il y avait la lande et l’eau</h2>



<p class="wp-block-paragraph">On résume parfois l’histoire des Landes de Gascogne en disant qu’une forêt a été plantée sur un marais. La formule est un peu simplificatrice, mais elle décrit bien la transformation du territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant le XIXᵉ siècle, le paysage était composé de landes, de pâturages, de zones marécageuses saisonnières, de boisements dispersés et de sols sableux souvent gorgés d’eau pendant l’hiver. Le pin maritime y était déjà présent. Ce qui n’existait pas encore, c’était cette forêt presque continue, organisée à grande échelle autour d’une seule essence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1857, une loi impose l’assainissement et la mise en culture des Landes de Gascogne. Des fossés sont creusés pour évacuer l’eau et rendre les terrains exploitables. Près d’un million d’hectares sont progressivement drainés et plantés, essentiellement en pins maritimes, une espèce locale capable de pousser sur ces sols pauvres et sableux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La transformation est spectaculaire. Le territoire, jusque-là considéré comme improductif, alimente une industrie de la résine, puis une importante filière du bois, du papier et de l’emballage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’un point de vue économique, le modèle fonctionne. Mais il repose sur une simplification radicale du paysage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une forêt ne produit pas seulement du bois</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici qu’intervient la notion de <strong>service écosystémique</strong>.<br>Un service écosystémique est un bénéfice que les humains retirent du fonctionnement de la nature. Dans une forêt, le plus visible est la production de bois, parce qu’elle peut être récoltée, vendue et inscrite dans un compte de résultat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la forêt assure simultanément de nombreuses autres fonctions. Elle stocke du carbone, protège les sols contre l’érosion, participe au cycle de l’eau, filtre une partie des polluants, régule le microclimat et offre des habitats à de nombreuses espèces. Elle soutient également des activités touristiques, sportives et culturelles, tout en contribuant à l’identité et à l’attractivité d’un territoire.<br>Ces services sont essentiels, mais ils ont une particularité : ils sont rarement facturés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Personne ne reçoit chaque mois la facture de l’eau filtrée par un sol forestier, du carbone conservé dans les arbres ou de la fraîcheur apportée par la végétation. Parce que ces services semblent gratuits, nous finissons souvent par les considérer comme acquis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’au moment où l’écosystème ne peut plus les fournir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand la monoculture rencontre la sécheresse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La monoculture de pins n’a évidemment pas déclenché l’incendie. En revanche, elle a contribué à créer un paysage dans lequel le feu peut trouver une végétation relativement homogène et continue sur des surfaces considérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une forêt plus diversifiée, le feu rencontre davantage de variations : des peuplements de feuillus, des arbres d’âges différents, des clairières, des sols plus humides, des zones ouvertes ou des espaces où la végétation est moins combustible. Ces éléments ne rendent pas une forêt incombustible, mais ils peuvent agir comme des ralentisseurs en rompant la continuité du combustible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils forment, en quelque sorte, des <strong>pare-feu naturels</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le terme ne signifie pas que le feu s’arrêterait automatiquement devant un chêne ou une zone humide. Lors d’un incendie extrême, presque tous les milieux peuvent brûler. Mais un paysage composé d’une mosaïque de milieux ne réagit pas partout de la même façon. Le feu peut y perdre de la vitesse, changer d’intensité ou rencontrer des zones plus difficiles à franchir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette homogénéité du massif s’ajoutent aujourd’hui des conditions climatiques exceptionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France a connu une canicule précoce et intense en juin, puis une deuxième vague de chaleur du 4 au 19 juillet. À Bordeaux, celle-ci s’est traduite par neuf jours consécutifs de canicule entre le 9 et le 17 juillet. Dans le même temps, le manque de précipitations et les fortes températures ont asséché les sols depuis la fin du mois de mai. Au 17 juillet, leur humidité atteignait à l’échelle nationale un niveau inédit aussi tôt dans l’été, inférieur à ceux observés aux mêmes dates en 1976, 2022 et 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La monoculture fournit une continuité. La sécheresse transforme cette continuité en combustible. Le vent apporte ensuite la vitesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est la combinaison de ces facteurs, davantage que l’un d’entre eux pris isolément, qui permet à un départ de feu de changer d’échelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce qui brûle n’est pas seulement un stock de bois</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque nous regardons une forêt brûler, nous voyons d’abord des arbres disparaître. Pour les propriétaires et les entreprises de la filière, la perte est immédiate : plusieurs décennies de croissance peuvent être détruites en quelques heures. Sans parler des personnes dont les maisons et habitations ont été dévastées par le feu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le feu affecte également tous les autres services rendus par l’écosystème.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les animaux perdent leurs habitats et leurs zones de reproduction. Les sols, privés de couverture végétale, deviennent plus sensibles à l’érosion et au ruissellement. Le fonctionnement local du cycle de l’eau est perturbé. Le carbone stocké peut être relâché dans l’atmosphère, tandis que la capacité future du territoire à en absorber est réduite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajoutent les pertes pour les activités touristiques, les habitants, les collectivités, les assureurs et toutes les entreprises qui dépendent directement ou indirectement de ce territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’incendie est visible pendant quelques jours. La dégradation des services écosystémiques peut, elle, durer plusieurs années.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La biodiversité : une assurance contre les chocs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire de la forêt landaise ne raconte pas qu’il ne fallait pas planter de pins maritimes. Cette essence est adaptée au territoire, structure une filière économique majeure et rend elle-même de nombreux services.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle raconte plutôt ce qui se produit lorsque l’on optimise un paysage autour d’une fonction principale — produire du bois — en accordant moins d’importance aux autres fonctions de l’écosystème.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Diversifier les essences ne suffirait pas, à elle seule, à empêcher les incendies. Restaurer les zones humides ne remplacerait ni l’entretien des parcelles, ni les moyens humains, ni les infrastructures de lutte contre le feu. Mais la diversité des espèces, des milieux et des structures forestières évite qu’un même choc rencontre partout les mêmes conditions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément l’un des rôles de la biodiversité : ne pas laisser tout le système réagir de la même manière, au même endroit et au même moment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette leçon dépasse largement la forêt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une entreprise qui dépend d’un fournisseur unique, d’un seul site de production, d’une ressource naturelle fragilisée ou d’une infrastructure sans solution de remplacement ressemble, elle aussi, à un paysage sans rupture. Elle peut être remarquablement performante lorsque tout se déroule comme prévu, mais extrêmement vulnérable lorsque les conditions changent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question n’est donc pas seulement de savoir ce que produit un écosystème. Elle est de comprendre tout ce qu’il rend possible, gratuitement et silencieusement, avant que sa dégradation ne nous oblige à en calculer le coût.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La biodiversité n’est pas un supplément ajouté à la performance. Elle est ce qui empêche la performance de se transformer en fragilité.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>Accompagnement d&#8217;entreprises de l&#8217;Océan Indien à l&#8217;intégration stratégique de la biodiversité</title>
		<link>https://forzaco.fr/accompagnement-dentreprises-de-locean-indien-a-lintegration-strategique-de-la-biodiversite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Quentin Grill]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2026 14:10:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie]]></category>
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					<description><![CDATA[Business Digest by Forza Co accompagne l'équipe leadership de L'Oréal dans l'appropriation de ses nouveaux enjeux, à travers des contenus inspirants et structurés.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="article-chapeau wp-block-paragraph">Dans un contexte où les modèles économiques sont de plus en plus exposés à la dégradation des écosystèmes, intégrer la biodiversité ne peut plus relever d’un simple engagement volontaire ou d’une politique RSE périphérique. Pour les entreprises, il s’agit désormais de mieux comprendre leurs dépendances au vivant, d’identifier leurs vulnérabilités, puis de traduire ces constats en décisions concrètes, capables de renforcer leur robustesse à long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans cette perspective que ForzaCo, aux côtés du consortium Kinomé – Miarakap, a contribué à une mission d’accompagnement portée par CAP Business Océan Indien dans le cadre du programme Business for Biodiversity. Pendant 15 mois, ce dispositif a accompagné des entreprises du sud-ouest de l’océan Indien, notamment dans les secteurs du tourisme et de l’agriculture, afin de les aider à intégrer les enjeux de biodiversité dans leur stratégie, leur modèle d’affaires et leurs pratiques opérationnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif n’était pas seulement de sensibiliser. Il était de permettre aux entreprises de passer d’une compréhension générale des enjeux à un plan d’action structuré, priorisé et intégré à leurs décisions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la prise de conscience au diagnostic stratégique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le point de départ de l’accompagnement a consisté à objectiver les liens entre chaque entreprise et la biodiversité. <br>Où sont les dépendances critiques ? Quelles activités exercent le plus de pression sur les écosystèmes ? Quels risques peuvent fragiliser le modèle économique ? Quelles opportunités peuvent au contraire renforcer l’activité, les relations avec les parties prenantes ou la capacité d’investissement ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette première phase a permis d’identifier les enjeux prioritaires par croisement des activités, des chaînes d’approvisionnement, des pressions exercées sur les écosystèmes, des dépendances aux services écosystémiques et des principaux facteurs de risque, en suivant la méthodologie LEAP de la TNFD.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu était clair : faire de la biodiversité non pas un sujet extérieur à l’entreprise, mais une grille de lecture stratégique de ses vulnérabilités, de ses choix d’investissement et de sa trajectoire de transformation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Traduire le diagnostic en feuille de route opérationnelle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une fois les impacts et dépendances identifiés, le travail s’est concentré sur la construction des plans d’action. Il s’agissait de transformer le diagnostic en feuille de route : prioriser les actions, arbitrer entre court, moyen et long terme, définir les chantiers à engager, puis accompagner les premières étapes de mise en œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette phase est essentielle. Beaucoup d’entreprises comprennent désormais que la biodiversité est un sujet majeur. Mais le passage à l’action reste difficile : manque de données, arbitrages budgétaires, complexité technique, difficulté à embarquer les équipes, ou encore incertitude sur les retours économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rôle de l’accompagnement a donc été d’aider les entreprises à rendre leurs décisions plus lisibles : quelles actions sont prioritaires ? Lesquelles réduisent les risques les plus critiques ? Lesquelles créent de la valeur ? Lesquelles peuvent être engagées rapidement sans attendre une transformation complète du modèle ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Capitaliser pour poursuivre la dynamique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La mission s’est achevée en avril par un atelier final conçu comme un temps de recul, de partage et de projection. L’objectif est de valoriser le chemin parcouru par les entreprises, de faire émerger les enseignements communs, d’identifier les freins récurrents et de consolider les prochaines étapes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car l’un des principaux enseignements de cette mission est là : l’intégration de la biodiversité n’est ni un exercice ponctuel, ni un livrable isolé. C’est une trajectoire. Elle demande de la méthode, du dialogue, de la priorisation, mais aussi une capacité à relier les enjeux écologiques aux décisions économiques les plus concrètes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Faire de la biodiversité un sujet de stratégie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Chez ForzaCo, nous sommes convaincus que les entreprises robustes seront celles qui sauront mieux lire leurs interdépendances avec le vivant. Non pour ajouter une couche de complexité à leur stratégie, mais pour mieux comprendre ce qui conditionne réellement leur capacité à durer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette mission avec CAPBOI, l’enjeu a été d’accompagner des entreprises dans ce basculement : passer d’une biodiversité perçue comme un sujet environnemental à une biodiversité comprise comme un sujet de stratégie, de risque, d’investissement et de création de valeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde où les écosystèmes deviennent des infrastructures critiques, apprendre à les préserver, à les régénérer et à les intégrer dans les modèles d’affaires n’est plus une option. C’est une condition de robustesse.</p>
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